COMBINABILITE DES CLASSIFICATEURS NOMINAUX FONDAMENTAUX AVEC DIFFERENTS TERMES EN AKWA NDONGONYAMA, LANGUE BANTU C22 REPUBLIQUE DU CONGO

ADONAÏ MELEK BOUKA-OKONGO
Université Marien Ngouabi/Brazzaville- République du Congo
Email : boukaadonai@gmail.com

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Résumé : Ce travail, qui se situe dans le domaine de la morphologie, se propose d’étudier la combinabilité des classificateurs nominaux fondamentaux avec différents termes en akwándongonyama (bantu C20). L’étude de cette combinabilité démontre que dans cette langue, il y a les termes qui s’emploient sans avoir besoin de classificateur, d’autres dont l’usage des classificateurs est contraignant. Les termes dont l’usage des classificateurs est obligatoires ; nous les appelons « bases » et les termes qui se divisent en deux groupes du point de la combinabilité avec les classificateurs : certains termes réclament des classificateurs ; d’autres ne les réclament pas.
Mots clés : combinabilité, classificateurs nominaux fondamentaux, bases, termes.

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APPROCHE DE L’INTERTEXTE DANS MORITURI. UNE ENQUETE DU COMMISSAIRE LLOB DE YASMINA KHADRA

CARINE MENGUE MBA
Université Omar Bongo / Libreville -Gabon
Centre d’Etudes et de Recherches Littéraires sur les Imaginaires et la Mémoire (CERLIM) / Centre de Recherche et d’Etudes sur le Langage et les Langues (CRELL)
Email : menguecarine32@yahoo.fr

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Résumé : L’objectif de cet article est d’engager une réflexion sur le roman policier de Yasmina Khadra à l’aune de la notion de l’intertexte. Le travail consiste précisément à repérer les traces de l’intertexte puis à en analyser les fonctions dans le roman intitulé Morituri. Une enquête du commissaire Llob. L’ancrage de cette analyse dans la notion de l’intertextualité, telle que conçue par Kristeva, à la suite de Bakhtine, vise à mettre en évidence les mécanismes de construction de la trame narrative de l’oeuvre à partir d’un réseau de références socioculturelles, littéraires voire discursives participant à la production du sens. Un accent particulier est ainsi porté d’une part sur la représentation des différentes formes d’intertextualité à l’oeuvre envisagées comme le reflet de la société algérienne durant les années de plomb ; et d’autre part, sur les renvois explicites et implicites à la littérature policière occidentale et aux traditions narratives arabes pour réinventer le genre et en faire un espace dialogique entre les imaginaires. La mise en lumière de ces références intertextuelles participe ainsi d’une meilleure compréhension de la poétique de la redondance.
Mots-clés : intertextualité, mémoire, histoire, polar, hybridité.

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UNE ANALYSE DES STRATEGIES DE COMMUNICATION GOUVERNEMENTALE EN TEMPS DE CRISE : LE CAS DU GABON

CECILIA JOYCE AKOMA MEYE
Centre de Recherche et d’Etudes sur le Langage et les Langues
(CRELL)
Email : cakoma40@gmail.com

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Résumé : Au cours de l’année 2019, le Gabon est traversé par une crise sanitaire sans précédent, une crise qui a touché une grande partie du monde : la pandémie de Coronavirus. C’est donc dans ce contexte de crise planétaire que s’inscrit cette étude. Il s’agit pour nous, d’examiner les pratiques communicationnelles du gouvernement gabonais pendant la période cette crise.
S’inscrivant dans le l’étude cadre théorique de l’analyse des discours médiatique et politique, l’étude a montré que le gouvernement avait mis en place des stratégies de communication qui lui permis de bien gérer cette crise. A travers les médias, les Ministre de l’intérieur et de la santé ont multiplié les interventions. Si le premier a fait usage d’une communication de type dissuasif, le second, lui, a fait usage d’un type de communication exhortatif.
Mots clés : Pandémie, stratégie, communication, discours, crise.

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ETUDE CRITIQUE DE LA PARAPHRASE DE SENS DANS LE DICTIONNAIRE DU PARLER TOLI- BANGANDO D’ERIC DODO-BOUNGUENDZA: APPROCHE METALEXICOGRAPHIQUE

GUY-MODESTE EKWA EBANEGA
Université Omar Bongo/ Libreville- Gabon :
GRELLACO
Email : ekwaebanegaguymodeste@gmail.com

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Résumé : Cet article propose une analyse critique et métalexicographique du traitement de la paraphrase de sens dans le Dictionnaire du Parler Tolibangando (DDPTB). En s’appuyant sur les travaux fondateurs de Wiegand, qui privilégie le terme « paraphrase de sens » à celui de « définition » pour décrire le transfert de sens en lexicographie, nous évaluons la conformité du DDPTB aux critères essentiels d’une paraphrase de qualité (complétude, clarté, objectivité) établis par J.B. Lombard (1991). Les résultats de notre examen révèlent que, malgré l’effort louable de l’auteur pour expliciter les lemmes, le DDPTB présente des inconsistances notables dans sa microstructure, notamment en matière de placement, de complétude et d’adéquation des paraphrases. Nous identifions l’usage de la paraphrase par genre et différence comme le modèle le plus pertinent pour ce type d’ouvrage, et concluons par des recommandations visant à optimiser l’accès à l’information sémantique pour l’usager.
Mots-clés : Paraphrase de sens, lexicographie critique, métalexicographie, Dictionnaire monolingue.

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LA SCIENCE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE POSTCOLONIALE. UN POINT DE DEPART NON ASSURE

JEAN AIME SAFOU
Université Omar Bongo/Libreville-Gabon
Centre d’Etude et de Recherche en Philosophie
CERP
Email : aimeraud99@gmail.com

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Résumé : En s’appuyant sur les débuts de la recherche scientifique en Afrique subsaharienne, cette réflexion cherche à établir le fait que le développement de la science dans cette partie du monde ne s’est pas fait sur la base de la volonté et de l’effort de pensée des chercheurs et savants Africains ; eux, qui n’ont pu mobiliser les ressources conceptuelles propres ainsi que tous les autres éléments (effort d’essentialisation, d’abstraction, et autres) qui fondent la science de manière générale. L’exigence d’une telle science est qu’elle s’inscrive dans une dynamique d’ensemble, celle d’une conquête du « monde de la vie », qui saisit la plénitude de tous les moments et de toutes les déterminations épistémologiques et historiques capables de la rendre effective. Ce qui implique véritablement un effort de définition et de clarification de ses missions, mais surtout un effort de conceptualisation et de mise en place des moyens de production des savoirs en essayant de saisir au mieux, par ailleurs, l’antériorité de la pensée créatrice africaine. Cela suppose aussi, et finalement, le rejet définitif de l’idée selon laquelle, la science est exclusivement la « chose du Blanc ».
Mots clés: Afrique, conceptualisation, conquête, développement, moyens de production des savoirs, science.

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L’ANALYSE DES ERREURS D’ORTHOGRAPHE A TRAVERS LES COPIES DES DICTEES TRADITIONNELLES DES ELEVES DE 5E18 ANNEE EN MILIEU SCOLAIRE GABONAIS : CAS DES ERREURS DE SUBSTITUTION.

MARIE -FRANCE ANDEME ALLOGO
Université Omar Bongo/Libreville-Gabon
Centre de Recherche et d’Etudes sur le Langage et les Langues (CRELL)
Email : andallomf@yahoo.fr

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Résumé : L’enseignement de l’orthographe figure parmi les curricula de l’enseignement du français au Gabon. L’activité de la dictée y participe en parti .Elle revêt plusieurs formes : la dictée préparée, la dictée dirigée, la dictée à trou

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18 Au Gabon les dénominations de CP et CM on été changées :
CP1= 1ère année,
CP2 = 2e année,
CE1 = 3e année.
CM1 = 4e année
CM2= 5e année
Le niveau de CE2 a été supprimé
Dans cet article, nous parlerons de 4e année et de 5e année
etc. mais celle qui nous a intéressée est la dictée traditionnelle. C’est une activité pédagogique d’évaluation individuelle négative pratiquée sans préparation des élèves. La méthode consiste, pour un enseignant, à dicter un texte à des élèves qui doivent le reproduire correctement sans fautes d’orthographe. Le but visé est d’évaluer la maitrise de l’orthographe par les élèves. Au Gabon, le profil sociolinguistique des enseignants est fortement diversifié. On compte parmi les enseignants de français, les Gabonais, mais aussi des ressortissants d’autres pays africains. Le français, langue officielle du Gabon, est l’unique langue d’enseignement/apprentissage. Dans l’enseignement il cohabite avec les langues gabonaises, et celles des émigrants. De cette cohabitation résultent les interférences phoniques articulatoires de certains sons du français qui peuvent être sources d’erreurs orthographiques chez les apprenants. L’objectif de cette contribution est d’identifier la source de ces erreurs, de les analyser et de proposer quelques solutions pour y remédier.
Mots clés : interférences, bilinguisme, méthode, enseignants, apprenant, médiateur.

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POUR UN EFFECTIVISME ET UNE EFFECTIVITE DU JARGON SCIENTIFIQUE DES LANGUES AFRICAINES : LE CAS DU DROIT EN FANG ET EN LINGALA

MENELIK ESSONO ESSONO
Alliance pour la promotion sociale et l’aide au développement (APSAD)
Email : menelikessono2@gmail.com

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Résumé : Le continuum linguistique ne consiste pas uniquement en un instrument de communication pour une communauté. Il incarne et détermine son sa vision du monde ainsi que son rapport à lui. Il est un marqueur de l’identité dont est empreinte la société que l’on bâtit. Au lendemain des « indépendances », les États africains se sont retrouvés à se penser et à s’organiser à travers le prisme de cultures étrangères par l’usage des langues imposées par la colonisation dans toutes les strates de leur société. Ces langues, souvent porteuses de paradigmes incompatibles avec le mode de vie africain, menacent à long terme, jusqu’à l’existence des identités africaines par un mimétisme nocif.
Une réappropriation multidisciplinaire de la scientificité des langues africaines s’avère donc nécessaire, vitale, pour redéfinir les fondements de l’Afrique de demain. C’est une esquisse de cette réappropriation dont il est question ici, du point de vue du Droit, en fang et en lingala.
Mots clés : Culture – Droit – Fang – Langues – Lingala

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L’ETHOS DE CREDIBILITE COMME STRATEGIE DE SEDUCTION DANS LES DISCOURS DE CAMPAGNES ELECTORALES EN GUINEE

OUMAR SACKO
Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry (République de Guinée)
Email : magnousacko@gmail.com

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Résumé : Cette étude se propose d’analyser les pratiques discursives en situation de campagne électorale. L’objectif est ici de cerner la posture énonciative de trois hommes politiques guinéens : Alpha Condé, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré dans leurs stratégies de persuasion des auditeurs dans les discours prononcés à l’occasion des présidentielles de 2010 et 2015. Par cette étude, on tentera d’abord de cerner la notion d’ethos, d’en mesurer la portée persuasive dans la construction de l’image de l’orateur politique. Ensuite, l’on décrira l’ethos de crédibilité inspiré des travaux de Charaudeau (2014), en mettant l’accent sur sa typologie (ethos de sérieux, de vertu et de compétence) à partir de laquelle les hommes politiques construisent leur image. Enfin, nous ferons une analyse de ces trois types d’ethos de crédibilité (sérieux, vertu, compétence) qui sous-tendent les pratiques discursives à travers un corpus de quelques productions des orateurs politiques susmentionnés.
Mots clés : discours, énonciation, persuasion, ethos, pathos

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IMAGINAIRES DE LA GLOBALISATION ET CONSTRUCTION DU LOCAL CHEZ ZOE VALDES ET LEONORA MIANO : PERSPECTIVES DES TRANSFERTS CULTURELS

SCHELDON BELLOCK NGOULOU NGAVOUKA
Université Omar Bongo/Lbreville-Gabon
Centre d’Etude et de Recherche sur l’Imaginaire et la Mémoire (CERLIM)
Email : scheldonngoulou@gmail.com

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Résumé : Cet article analyse les modalités imaginaires de la réinvention du local chez deux écrivaines dont les trajectoires biographiques sont marquées par des formes distinctes de déterritorialisation. L’étude repose sur l’hypothèse que les imaginaires littéraires de la globalisation ne traduisent pas un mouvement d’homogénéisation culturelle, mais au contraire une dynamique complexe de reconstruction identitaire. Cette dynamique articule, d’une part, le drame intime lié à l’expérience du déplacement et, d’autre part, les conditions sociohistoriques propres au pays d’accueil. Les oeuvres étudiées donnent ainsi à voir des configurations singulières du « local » qui, tout en se nourrissant d’un horizon globalisé, réinscrivent la subjectivité dans des appartenances particularistes – communautaires, panafricaines ou nationales – dont l’écriture devient le lieu d’élaboration et de négociation.
Mots clés : globalisation ; imaginaire littéraire ; localité ; transferts culturels ; identité.

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TRANSCRIRE C’EST TRADUIRE

THEODORINE NTO AMVANE
Université Omar Bongo de Libreville
ntotheodorine@gmail.com

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Résumé : La traduction des littératures orales en français, en espagnol etc. est une façon pour le traducteur de rendre compte de l’altérité et de l’identité ce qui suppose de saisir, de comprendre la différence et de la transférer dans une autre langue-culture. D’un point de vue afrocentriste, il ne s’agit plus de comprendre l’autre, mais de se comprendre soi-même et exporter, par le biais de la traduction, cette langue-culture de départ dépositaire de référents culturels inscrits dans une société qui s’efforce de construire sa singularité, vers une autre langue-culture d’arrivée
Le présent papier se propose d’aborder les questions de transcription des productions du récit fang pour produire un texte écrit linéaire qui donne à connaître la culture de ce peuple. Transcrire à notre sens c’est transformer un document oral dans une forme écrite d’une part ; c’est traduire par l’interprétation des marqueurs de l’oralité, les mots, le sens voulu par l’interlocuteur en situation d’énonciation du récit, d’autre part. Pour la traduction, la transcription du texte oral nous autorise à sortir de la théorie de l’intraduisible « Paul Ricoeur, 2005) alors que tous les textes sont traduits à partir de la notion d’équivalence (Séleskovitch, Lederer, 1994). Poser le problème de la transcription/traduction du récit fang c’est montrer la visée ethno-traductologique dont la méthode permet de passer d’un système culturel à un autre avec l’intention de produire les mêmes effets.
Mots clés transcription, traduction, oralité, équivalence, intraduisible, culture

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