Marie –France ANDEME ALLOGO
Université Omar BONGO
Département des Sciences du Langage
Faculté des Lettres et Sciences Humaines
Centre de Recherche et d’Études sur le Langage et les Langues (C.R.E.L.L.)
Email : andallomf@yahoo.fr/mafandeme@gmail.com
&
Tatiana Marielle ANGONE MEBALE
Institut de Recherche en Sciences Humaines (I R SH) Libreville.
Département des langues, littératures et communication appliquée (DELCA)
Tatiamey14@gmail.com
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Résumé :
La linguistique est une science qui procède par empirisme pour l’analyse des faits.
Cette analyse est souvent sous -tendue par l’application d’une théorie donnée. Or, il arrive que la théorie sollicitée par le linguiste ne permette pas toujours de traiter certaines réalités issues des enquêtes de terrain. En Afrique, pour la description phonologique des langues africaines, la théorie du fonctionnaliste André Martinet a été largement appliquée. Á la différence des langues européennes, les langues africaines attestent de nombreuses articulations complexes combinant tantôt deux points d’articulation, tantôt deux modes d’articulation. Se pose alors le problème de l’interprétation monophonématique ou biphonématique de ces phonèmes. Pour ce faire, les fonctionnalistes, Troubetzkoy, (1976) Martinet, (1974), Martin, (1983), Builles, (1998), Bouquiaux, (1976), Veyrenc, (1966) etc., fondent leur analyse sur le critère principal de la commutation. Nous appuyant sur trois études d’analyse phonologique des langues gabonaises, nous voulons démontrer que ce seul critère n’est pas toujours suffisant et ne doit pas occulter le recours à d’autres critères qui peuvent s’avérer aussi pertinents.
Mots-clés : Phonologie, phonème, commutation, articulation, monophonématique, biphonématique.
From theory to practice: one or two phonemes, a phonological problem
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